Un jour sans lendemain. Naître Mon coeur fustigé par le noir, les larmes, le froid sur ma peau, à essayer de voir, d'entendre espoir, ébloui par des mots. Mais pourquoi déjà tant d'histoires? Pourquoi maudire tant d'espoir? Je suis déjà fatigué, déjà écoeuré par vos querelles et vos maux. Mais pourquoi, pourquoi suis-je né? Si c'est pour que tu m'offres ça, des fleurs fanées, des larmes plus qu'il n'en faut. Pourquoi, pourquoi m'aimer? Si c'est pour que je t'offre ça, un cœur usé et des nuits noires comme une faux. Je ne sais pas pourquoi je suis tant fatigué, à tout te dire je préfère plutôt crever. Je vais vouer ma vie à l'amour fragile; me préparer à m'élire, mon âme ourlée de cheveux fins, roi d'un paradis toujours un peu trop lointain. Marcher Pas le temps de profiter des soi disantes joies de l’enfance, uniquement le temps de rêver au paradis de l’ignorance, seulement l'envie d’espérer que le jour où j’aurai la capacité de me retourner je ne m’effondrerai pas genoux à terre. Je découvre peu à peu le plaisir de la solitude, le parfum des pensées, le goût de la dépendance. Je découvre le charme désuet de nos rouages, un parvis de nuages, de sentiments désolés, de paroles déchues et sacrifiées. Pourvu que mon sommeil s'avère être une infinie sieste. Ils auraient peut-être dû apprendre à me connaître, me prévenir le jour où j’ai aimé, et surtout m’empêcher d’espérer. Je serai votre fierté, le bien sans le temps, l’épuisé né… Vivre Je respirais à grands coups de cœur, l'air naïf et les yeux brillants. Je cherchais tout droit dans leurs cœurs, un peu d'espoir un brin bienveillant. Je rêvais de voir la nuit tomber sur des milliers de vagues tirées vers le haut. Je rêvais de voir la pluie tomber sur des milliers d'arbres pliés par l'eau, un ciel enjoué, immaculé, des jours qui tirent mes lèvres vers le haut. Oui, je voudrais des souvenirs, des plaisirs d'enfants un peu débonnaires. Alors pourquoi me mettre face à ce supplice, des fables, comme d'ordinaire. Oui, je voudrais découvrir, des instants de grâce mais sans malheur. Oui j'aimerai des sourires, de l'innocence et de la candeur. Aimer …Je t'offre mon monde pour ta gentillesse, je t'offre mon âme pour tes faiblesses, je m'offre à toi mon ingénue, sans trop y croire. Juste le temps de comprendre à quel point tu comptes à mes yeux, on se construira des souvenirs, on se construira un avenir, seuls loin du monde, si loin du monde… Souffrir Qui aurait pu prédire que je finirais là, étalé, avec pour seule soif l'envie de mourir, à essayer de m'entendre, et de comprendre pourquoi je respire encore? Qui aurait pu m'aider à fuir l'utopie d'une vie passionnée? J'aurais dû continuer à penser que la vie n'est pas belle, que l'on n’est que naissance. Plutôt que de me laisser tromper, plutôt que de goûter au revers de l'espérance. Je t'en veux de ne pas vouloir me quitter, j'aimerais que tu me laisses seul, là, étalé, avec pour seule soif l'envie de suffoquer, à essayer d'oublier et de comprendre pourquoi je souffre encore tant. Je t'en prie, laisse moi dormir s'il te plait, je t'en supplie, laisse moi dormir en paix. Je t'en prie, laisse moi mourir s'il te plait, je t'en supplie, laisse moi mourir en paix. Espérer Sous l’ombre et mes faiblesses, je me force à m’inventer des lendemains mâtinés de lumière, de joie et de douceur retrouvée. Pourtant j’aimerais choisir une nouvelle aube et sa simplicité, j’aimerais pouvoir m’apaiser, marcher enfin libéré de ces fardeaux qui ont pesé sur ma vie. Mais j’ai peur d’être incapable de faire le premier pas. Je fuis lâchement cette main qui me pousserait enfin dans le vide de cette vie consumée, qui m'enverrait, délesté, là où j'aimerais qu'on me mente à jamais. Oublier Je traînais des pieds sur le sable trempé, je m’enlisais peu à peu avec le goût amer dans la bouche de ces journées si sombres, têtes de proue de cette vie écoeurante. Chaque jour qui passait le temps se blessait, chaque jour de plus le temps m’achevait, et j’espérais toujours qu’un jour pour moi le temps s’arrêterait. C’était doux mais lassant de mourir à chaque seconde. Désormais le quotidien et mon état me font sourire, je me dis que j’aimerais être obsédé par une seule chose, que ça m’aiderait à ne plus penser à rien. Mais le plus simple c’est de m’en aller, je vais faire un tour, j’ai envie d’être seul. Je vais marcher encore un peu, attendre que le sable gèle mes pieds, qu’il m’enlise à m’en étouffer. Survivre Contraint à subsister, pour ne pas faire couler les larmes des mémoires d'instants passés, d'attachements encore trop présents. Je marche, et ouvre les yeux sur le bitume humide, ébahi par le froid de ce manque si pesant. Sans même y croire, je laisse traîner mon regard usé sur de pales lueurs. Je cherche, sans plus y croire, les restes d'un oiseau blessé. Je cherche, sans plus y croire, les restes d'une vie brisée. J'ai essayé mille fois d'y croire, de prendre la vie comme une journée livide. J'ai bien tenté dans mes déboires de tendre ma main vers une main timide. Je cherche une lueur, je cherche mon bonheur, je ne trouve que ce miroir, je n'y trouve que mon malheur. J'ai enfin décidé de me laisser tomber dans les bras de ces draps noirs. Plus qu'un pas décidé pour voler, oublier cette maudite histoire. Mourir Le souffle coupé, les pieds apaisés, j’essaye avant tout de ne pas faiblir, de ne penser qu'à cette obsession. Il faut que j’emporte son image à jamais, afin ne pas oublier pourquoi je suis ici. Que ce pas en avant serait futile, si je m’en allais vivre une plénitude heureuse, inconscient de cette fleur malheureuse, prête à me cueillir au premier faux pas. Il faut que je tienne et que j’attende, que je ne regrette rien. Comme une dernière image, celle que je veux peut être garder de nous, je serai là, pour toujours, suspendu à tes lèvres… A day with no tomorrow. To be born My heart thrashed and blacken ed by tears, cold on my skin, trying to see, trying to hear, trying to hope, dazzled by words. But why so many stories already, why do I curse every hope, crushed by their mistakes ? But why, oh why am I here, for such gift, faded flowers and more tears than I’ll ever need ? Why bother loving me, all I have to offer is a worn heart and nights as dark as a scythe. I don’t know why I feel so tired, I’d rather be dead. I’m gonna dedicate my life to fragile love, ready to be elected, my thin-hair-shaped soul, king of out-of-reach heavens. To Walk No time to benefit from the so-called joys of childhood, just time to dream of ignorance’s heavens. Hope I won’t fall on my knees the day I’ll be able to turn back. I slowly get to know the pleasure of being alone, the smell of thoughts, the taste of dependence. I slowly get to know the obsolete charms of our inner gear work, a square of clouds, of dreary feelings, of old-fashioned and sacrificed words. May my sleep turn into a never-e nding nap. Maybe they should’ve known me better, maybe they should’ve warned me the day I started to love, maybe they should’ve impeded any hope. I’ll be your pride, the good without time, the natural born exhausted. To Live I was breathing with a wide-open heart heart, naïve looks and bright eyes. I was searching right through their hearts, pieces of hope, somewhat benevolent. I was dreaming of a night falling on a thousand waves pulled up. Yes, I’d like some souvenirs, debonair childhood pleasures. So why do you face me with such torture and fables, as usual. Yes, I’d like some smiles, innocence and guilelessness. To Love …I offer you my whole world for your kindness, I offer you my whole soul for your weaknesses, I offer myself to you, my ingenuous, with little faith. Just to understand how much you mean to me, we’ll build up our own memories, we’ll build up our own future, far away from this world, so far away from this world…To Suffer Who could’ve predict ed I’d end there laying with the will to die as my last thirst, trying to hear myself, trying to understand why I’m still breathing. Who could’ve helped me to run away from the pipedream this passionate life is. I should’ve kept thinking of life as nothing but ugliness and birth. Instead of getting fooled, instead of coping with hope’s ups and downs. Why don’t you leave me, why don’t you leave me here, laying with the will to suffocate as my last thirst, trying to forget and understand why I still suffer that much. I beg you, please, let me sleep, I beg you, let me sleep in peace. I beg you please, let me die, I beg you, let me die in peace. To Hope I feel too weak to look forward, to realize at least once what I forever wasted. Under the shadow, under my weaknesses, I force myself to imagine and invent light-ridden mornings made of hope and sweetness. Still I wish I could choose a new dawn and its simplicity, I wish I could calm down and walk, free at last of the millstone round my neck. But the longest journey starts with a single step and I’m afraid to take it. I run like a coward from this hand that would push me in the void of a consumed life, a hand that would send me, relieved, somewhere I’d like to be forever lied to. To Forget Dragging my feet on soaked sand, I’m slowly sinking with the bitter taste of those dark days in my mouth, peaks of a disgusting life. Days would pass, time would hurt, another day, another bruise, and I’d keep hoping time would finally stop for me. So sweet and tedious to die at every single second. Now my life and the state I’m in make me smile. I wish I had one single obsession, it’d stop my train of thoughts. But it’s easier to leave, I’m off for a walk, I just feel like being alone. And I’ll keep on walking till sand freezes my feet, till sand sucks me down, till I suffocate.To Survive Forced to survive, so that past memories and affections don’t call for those tears again. I walk and open my eyes on wet asphalt, astounded by the coldness of a sluggish emptiness. With no hope, a worn-out look roaming on pale lights. With no faith, I’m looking for the remains of an injured bird. I’m looking for the remains of a shattered life. I tried a thousand times to believe, to take life as a livid journey. And, suffering many setbacks, and I tried to offer my hand to another shy hand. I’m looking for some light, I’m looking for my own happiness, and all I can find is this mirror, and all I see is my own misery. I finally decided to let myself go, into the arms of those black sheets. One more step to start flying and forget this damn story. To Die Out of breath, my feet subside, I try not to weaken, I got to focus on this obsession, carry her image forever and ever so that I never forget why I’m here. Oh, the futility of any step I’d take forward if I was to leave and start a new life in delighted fullness, oblivious to this miserable flower ready to pick me up at any stumble. I got to cope and wait, I don’t want no regrets. Just like an ultimate picture with both of us, the one I’d keep, I’ll be there, forever, hanging on your lips… Un día sin un mañana. Nacer Mi corazón fustigado por la oscuridad, las lágrimas, el frío sobre mi piel, intentando ver, escuchar algo de esperanza, cautivado por palabras. ¿Pero por qué tantas historias? ¿Por qué maldecir tanta esperanza? Ya estoy cansado, asqueado por vuestras disputas y vuestros males. Pero por qué, ¿por qué he nacido, si es para ofrecerme esto, flores marchitas, más lágrimas de las necesarias? Por qué, ¿por qué amarme, si es para ofrecerte esto, un corazón desgastado y unas noches oscuras como una guadaña? No sé por qué estoy tan agotado, prefiero reventar a contártelo todo. Dedicaré mi vida al amor frágil; a prepararme para ser elegido, mi alma bordada de finos cabellos, rey de un paraíso demasiado lejano todavía. Caminar No hay tiempo para disfrutar de las supuestas alegrías de la infancia, tan sólo hay tiempo para soñar en el paraíso de la ignorancia. Tan sólo el deseo de esperar que el día en que tenga la capacidad de mirar atrás no me derrumbaré de rodillas sobre el suelo. Descubro poco a poco el placer de la soledad, el perfume de los pensamientos, el sabor de la dependencia. Descubro el antiguo encanto de nuestros engranajes, una plaza de nubes, de sentimientos desolados, de palabras decaídas y sacrificadas. Ojala que mi sueño resulte ser una siesta infinita. Tal vez deberían haber aprendido a conocerme, advertirme el día en que amé, y sobre todo impedirme esperar. Seré vuestro orgullo, el bien sin tiempo, el que nació agotado… Vivir Respiraba a pleno corazón, con aire inocente y los ojos brillantes. Buscaba directamente en sus corazones un poco de benévola esperanza. Soñaba con ver caer la noche sobre miles de olas arrastradas hacia lo alto. Soñaba con ver caer la lluvia sobre miles de árboles doblados por el agua, un cielo alegre, inmaculado, días que arra stran mis labios hacia el cielo. Sí, quiero recuerdos, placeres de niños un poco bondadosos. ¿Por qué ponerme entonces ante este suplicio? Patrañas, como siempre. Sí, me gustaría descubrir instantes de gracia, pero sin desdicha. Sí, quiero sonrisas, inocencia y candor. Amar …Te ofrezco mi mundo por tu amabilidad, te ofrezco mi alma por tus debilidades, me ofrezco a ti, ingenua mía, sin creérmelo demasiado. Es el momento preciso para comprender hasta qué punto cuentas para mí, nos construiremos recuerdos, nos construiremos un futuro, solos en el mundo, tan lejos del mundo… Sufrir Quién habría adivinado que terminaría aquí, tirado, con el único deseo de morir intentando entenderme, intentando comprender por qué respiro todavía. Quién podría haberme ayudado a huir de la utopía de una vida apasionada. Debería haber seguido pensando que la vida no es bella, que no somos más que un nacimiento. Antes que dejarme engañar, antes que saborear la otra cara de la esperanza. Te o dio por no haber querido dejarme, me gustaría que me dejaras solo, aquí, tirado, con el único deseo de asfixiarme, intentando olvidar y comprender por qué sufro tanto todavía. Te lo ruego, déjame morir por favor, te lo suplico, déjame morir en paz. Esperar Bajo la sombra y mis debilidades, me obligo a inventarme mañanas mezclados de luz, alegría y dulzura recobrada. Sin embargo me gustaría poder escoger un nuevo amanecer y su sencillez, me gustaría poder calmarme, caminar por fin liberado de esta carga que pesa en mi vida. Pero tengo miedo de ser incapaz de dar el primer paso. Huyo cobardemente de esta mano que me empujaría por fin al vacío de esta vida consumida, que me enviaría, aliviado, allí donde me gustaría que me mintieran para siempre. Olvidar Arrastraba los pies sobre la arena mojada, me hundía poco a poco con el gusto amargo de estos días tan sombríos en la boca, cabezas de proa de esta vida repugnante. Cada día que pasaba, el tiempo se hería; cada día que pa saba, el tiempo me consumía, y siempre esperaba que un día el tiempo se pararía por mí. Era dulce pero agotador morir a cada segundo. Desde ahora lo cotidiano y mi estado me hacen sonreír, me digo que me gustaría estar obsesionado por una sola cosa, que ello me ayudaría a no pensar más en nada. Pero lo más sencillo es marcharme, voy a dar una vuelta, tengo ganas de estar solo. Caminaré un poco más todavía, esperaré a que la arena hiele mis pies, que me trague hasta ahogarme. Sobrevivir Forzado a subsistir, para no derramar las lágrimas de los recuerdos de instantes pasados, de afectos demasiado presentes todavía. Camino, y abro los ojos sobre el asfalto húmedo, asombrado por el frío de esta carencia tan pesada. Incluso sin creérmelo, dejo arrastrar mi mirada gastada sobre pálidos resplandores. Busco, sin creer ya en ello, los restos de un pájaro herido. Busco, sin creer ya en ello, los restos de una vida destrozada. He intentado mil veces creer en ello, tomarme la vida como un día lívido. Durante mis desengaños he intentado tender mi mano hacia una tímida mano. Busco un resplandor, busco mi felicidad, no encuentro más que este espejo, no encuentro más que mi desdicha. He decidido por fin dejarme caer en los brazos de estas oscuras sábanas. Sólo un paso decidido para volar, para olvidar esta maldita historia. Morir El aliento cortado, los pies aliviados, intento ante todo no flaquear, no pensar más que en esta obsesión. Tengo que llevar su imagen para siempre, para no olvidar por qué estoy aquí. Qué inútil sería dar este paso, si me marchara a vivir una feliz plenitud, inconsciente de esta flor desdichada, dispuesta a recogerme al primer paso en falso. Tengo que aguantar y esperar, no debo lamentar nada. Como una última imagen, aquella que tal vez quiero guardar de nosotros, estaré allí, para siempre, colgado de tus labios…
Liste des chansons: 2. naître 3. marcher 4. vivre 5. aimer 7. souffrir 8. espérer 9. oublier 10. survivre 11. mourir
Enregistré mixé et masterisé par Santi Garcia et Xavi
Navarro à l' Ultramarinos Costa Brava studio entre février et
juillet 2005
Voix enregistrées par Stephane Jeaningros au studio des prairies en
juin 2005
Benoît: Batterie et piano Florian: Basse Rémi: guitare Johan: Chant, ambiances et artwork
Traduction anglaise par Jimmy Batista
Traduction espagnole par Merche Gracia